| |
Vol.5,
No2
Mars 2004
Rédaction:
André G. Côté
Philippe Gauthier
 |
 |
 |
| |
Citation du mois:
«La
décision de la Commission Européenne confirme
à nouveau les pratiques anticoncurrentielles et les
stratégies commerciales illégales de Microsoft
(...) Cette décision empêchera le monopole de
Microsoft sur les plate-formes de diffusion et subséquemment
sur le contenu numérique lui-même. Cela est devenu
encore plus important compte tenu de la convergence accrue
de l’ordinateur et du divertissement familial.»
(Source :
Ed Black, Président, Computer and Communications Industry
Association (CCIA.) |
Au
programme ce mois-ci:
|
 |
|
 |
 |
Editorial |
 |
 |
|
L’industrie
du multimédia et des contenus numériques
interactifs doit se définir impérativement!
Il
apparaît de plus en plus évident
que notre industrie a sérieusement besoin
de se définir systématiquement et
rigoureusement, alors qu’il devient laborieux
de défendre les tenants et aboutissants
de la création de contenus numériques
interactifs. Par exemple, plusieurs associations
déplorent le fait qu’il est difficile
pour les entreprises du secteur de la production
de contenus numériques interactifs de démontrer
le poids véritable et le potentiel de leur
industrie auprès des gouvernements et des
partenaires du secteur financier.
Comme
l’indique une récente étude
produite par le Allen Consulting Group http://www.allenconsult.com.au/resources/ausfta_SA.pdf
citée dans un communiqué de presse
émis par l’Association australienne
de l’industrie des médias interactifs
(AIMIA), le 16 mars dernier, « il a été
estimé que les contenus numériques
contribuent davantage à l’économie
de New South Wales que l’agriculture ou
l’exploitation minière », et
il est loisible de croire qu’il en est de
même dans de nombreux autres états.
Selon l’AIMIA, l’avenir de l’économie
de l’information est menacé par le
projet d’Accord de libre-échange
entre les Etats-Unis et l’Australie (AUFSTA)
http://www.dfat.gov.au/trade/negotiations/us.html.
Toujours selon le communiqué, http://www.aimia.com.au/i-cms?page=485
, la Directrice exécutive Louise van Rooyen
soutient que « le gouvernement australien
a choisi de limiter sa capacité de réglementer
les services des médias interactifs dans
le cadre du commerce avec les États-Unis
en utilisant une terminologie vague qui néglige
et sous-estime le développement futur des
technologies de l’information, des communications
et du divertissement». Mme Van Royan explique
que « les médias interactifs s’appuient
sur une variété de plate-formes
technologiques qui interagissent dans le but de
fournir des services et des produits, tels que
les sites Internet, les sites à large bande,
les jeux SMS, les télévisions interactives,
les CD-ROM interactifs, etc.. En plus des technologies
encore inconnues qui façonneront l’avenir
économique de l’Australie».
Certains
prétendent aussi que le jeu, par exemple,
fait partie du secteur du divertissement, alors
que d’autres le classeraient plutôt
du côté des produits culturels.
Le Canada est parvenu tant bien que mal à
exclure ses produits « culturels »
de l’Accord de libre-échange Nord
Américain (ALENA). Il a aussi réussi,
avec la France et plusieurs autre pays, à
faire voter unanimement la 32e Conférence
générale de l’UNESCO en faveur
de la création d’une Convention internationale
sur la diversité culturelle, qui constituera
un appui significatif lors de la prochaine ronde
de négociations de l’Organisation
du commerce mondial (OMC). L’Union européenne,
bientôt avec ses 25 états membres,
poursuit avec son Programme Média 2007
l’objectif de préserver et renforcer
la diversité culturelle et le patrimoine
audiovisuel en Europe.
Tel que nous l’avons mentionné dans
notre Bulletin
du mois de novembre dernier, et pour donner
suite à son Document
de discussion (en anglais seulement), la FIAM
désire aborder ce problème et initier
une étude au Canada avec les Associations
et les autorités concernées de manière
à :
- Établir
un consensus entre l’Industrie du multimédia
et des contenus numériques interactifs,
et les autorités gouvernementales fédérales
et provinciales sur la définition de
ce secteur;
- Identifier
les indicateurs, actuels et nouveaux, qui devraient
faire partie la version 2007 du SCIAN;
- Amener
les autres organisations internationales impliquées
dans des processus similaires à endosser
la méthode de classification qui découlera
de cette étude.
Tant
et aussi longtemps que les Associations et leur
Fédération ne se seront pas entendus
pour définir adéquatement le secteur
industriel qui doit les unir, il sera difficile,
voire impossible, de faire cause commune sur les
dossiers essentiels à la survie et à
la croissance de l’industrie.
Par
André G. Côté, Directeur général
Retour
en haut
|
|
|
 |
Nouvelles
de la FIAM |
 |
 |
|
L’Observatoire
de la FIAM publie une nouvelle étude. L’Observatoire
mondial du Multimédia (O2M), l’organisme
de recherche de la FIAM, vient de rendre publique
l'étude Pérenniser la présence
des contenus culturels et patrimoniaux en ligne
: d’un modèle économique vers
une stratégie adaptée.
Commandée
par la Direction générale de la
Culture canadienne en ligne, du Ministère
du Patrimoine canadien, dans un souci de mieux
gérer ses programmes liés à
la mise en ligne de contenus culturels et patrimoniaux,
cette étude s’intéresse aux
facteurs pouvant affecter la pérennité
économique des contenus en ligne. Cette
étude repose sur l’analyse d’une
littérature exhaustive et de dix-huit entrevues
réalisées à travers le monde
auprès de professionnels du milieu culturel
et du web représentant essentiellement
des institutions culturelles, des ministères,
des producteurs/éditeurs web, des télédiffuseurs,
des artistes nouveaux médias, des intermédiaires
du milieu culturel.
Notre
premier objectif a été de mieux
comprendre Internet en tant que média en
identifiant les principaux facteurs pouvant affecter
la valeur des projets dans le web. Au-delà
d’une simple démarche économique,
nous avons voulu identifier l’ensemble des
éléments clés pouvant intervenir
dans le succès d’une démarche
culturelle en ligne.
L’étude est disponible
ici. Vos commentaires sont bienvenus à
recherche@o2m.org.
Retour
en haut
|
|
|
| |
 |
Nouvelles
des Associations |
 |
 |
|
|
Gabon
La
fête de l’Internet au Gabon.
Le Gabon aura sa fête de l’Internet
du 15 au 21 mars. Cet événement,
qui rassemblera tous les acteurs du multimédia
gabonais, est organisé par l’organisation
non gouvernementale Le Forum des amis du
Net. L’originalité du projet
réside dans sa volonté de
rejoindre le grand public. Les diverses
manifestations auront lieu dans différentes
villes et cibleront divers publics.
(En
savoir plus)
|

Europe
Le Forum européen du multimédia
appuie l’exportation. Le Forum
européen du multimédia compte parmi
les organisateurs d’un nouveau cours intensif
destiné aux entreprises qui veulent faire
croître leurs affaires à l’étranger.
Cette formation, d’une durée totale
de trois jours, aura lieu à Bruxelles du
19 au 21 avril dans le cadre de l’Accélérateur
européen du multimédia.
(En
savoir plus)

Retour
en haut
|
|
|
 |
Nouvelles
de l'Industrie |
 |
 |
|
L’Américain moyen est un producteur
web : Les prédictions
des premiers observateurs se confirment : n’importe
qui peut devenir un producteur de contenu sur
le web. Selon un grand sondage réalisé
dans le cadre du Pew Internet Project, 44% des
internautes américains, soit plus de 54
millions de personnes, ont publié du matériel
de leur cru sur le réseau. Internet bourdonne
de conversations, des plus simples à celles
portant sur des enjeux complexes.
(En
savoir plus)

Le
rôle d’ICANN remis en question :
Qui doit contrôler l’attribution des
noms de domaine sur Internet? Cette question sera
l’un des principaux enjeux de la poursuite
que vient d’intenter la firme américaine
VeriSign, qui détient la base de données
maîtresse de toutes les adresses web se
terminant en .com et .net, contre ICANN. Le procès,
annoncé à la fin de février,
pourrait fournir au gouvernement américain,
voire même aux Nations Unis, le prétexte
pour prendre le contrôle du web.
(En
savoir plus)

Enfin
de l’info quotidienne sur les marchés
digitaux d’Europe:
Depuis la mi-mars, Digital Media Europe (http://www.dmeurope.com),
un service d’information gratuit sur Internet,
diffuse de l’information quotidienne sur
les marchés digitaux européens.
Le service, qui se veut véritablement pan-européen,
vise notamment à combler un vide persistant
à propos de l’Europe de l’Est
ou de pays mal couverts comme la Turquie et l’Islande.
(En
savoir plus)

Retour
en haut
|
|
|
|
 |
|
 |
| |
|