Qu’en est-il des contenus?
Par
André G. Côté, Directeur général
L’année
tire à sa fin mais il est encore trop tôt
pour faire des bilans. À quelques jours
de notre départ pour Genève, avant
même que le SMSI ne soit inauguré,
le rôle et la manière de l’événement
demeurent assez nébuleux pour le moment.
Le Sommet mondial sur la Société
de l’information a suscité beaucoup
d’attentes dans le milieu des ONG, de la
Société civile, voire même
de l’industrie.
Dans
le Plan d’action proposé, on parle
de pacte de solidarité numérique,
de cyberstratégies nationales, on y aborde
indistinctement toutes les facettes des TIC, ces
« technologies de l’information et
de la communication » dont la définition
fourre-tout confond les processus analogiques
conventionnels et la production numérique
interactive telle que nous la connaissons aujourd’hui.
Les modèles statistiques définis
au siècle dernier ne répondent plus
aux nouvelles réalités qui se définissent
chaque jour dans ce secteur.
La
FIAM a produit un document de réflexion
(en
savoir plus) sur la question de la classification
industrielle dans le secteur du multimédia
et des contenus numériques interactifs
(MCNI). Le manque d’indicateurs ou la pauvreté
de leur signification par rapport à la
réalité de la création des
contenus numériques ne permet pas de tracer
un portrait précis de la situation dans
les différents pays émergents.
«
L’indice composite de développement
des TIC » suggéré dans le
Plan d’action du SMSI pourrait fort bien
tenir ce rôle dans la mesure où les
recommandations contenues dans le document de
la FIAM soient adoptées.
L’Union
Internationale des Télécommunications
lançait le mois dernier son « Indice
d’accès numérique (IAN) »
qui établit le premier classement universel
des pays pour les TIC. On y définit l’accès
d’après la base de données
UIT des indicateurs de télécommunication
dans le monde, mais on ne sait pas à par
qui et comment sont produits les contenus numériques,
et dans quelle mesure ils contribuent à
l’économie locale.
La
FIAM est disposée, avec le concours de
son réseau associatif, à travailler
activement avec l’UIT, le SCIAN, NACE, JSIC
(Japon), ISIC et tout partenaire intéressé
par la question afin d’apporter les changements
requis à la classification actuelle. Sans
ces modifications, les données sur la connectivité
ne nous renseigneront guère sur la véritable
création de contenus numériques,
sur la diversité culturelle et linguistique,
et sur l’industrie qui en est à l’origine.
Indice
d’accès numérique (IAN):
http://www.itu.int/newsroom/press_releases/2003/30-fr.html
Retour
en haut |