(logo FIAM)

La source d'information pour les associations de multimédia
FIAM Monthly Newsletter

Visitez http://www.fiam.org/
Contactez info@fiam.org
Rédacteur en chef : Nasser Boumenna
Design : Aurore Sun

ENGLISH VERSION : CLICK HERE

Vol.4 n.3 - Mars 2002

Citation du mois
"Nous sommes entourés des conséquences de la plus importante révolution technologique et donc culturelle depuis des générations. Cette révolution a stimulé l'innovation de la façon la plus puissante et diverse qui soit dans les temps modernes. Cependant, un ensemble d'idées relatives à un aspect central de cette prospérité, la " propriété ", nous confond. Cette confusion nous amène à modifier l'environnement de façons qui modifient la prospérité. En croyant savoir comment fonctionne la prospérité, en ignorant la nature de la prospérité réelle tout autour, nous modifions les règles de la révolution de l'Internet. Ces modifications mettront fin à la révolution." (extrait du livre de Lawrence Lessig, professeur de droit à Harvard, The Future of Ideas, Random House, 2001).

DANS CETTE ÉDITION
Éditorial
Nouvelles de la FIAM
Nouvelles des associations
Entrevue : Roy Vargas
Nouvelles du multimédia


Devenir membre de la FIAM : voir la section Membres de notre site Web.


Editorial

Après une semaine sur les côtes de la Méditerranée, où les participants au MILIA (voir l'article plus bas) ont eu leur lot de temps froid et pluvieux - relativement aux -20 oC que nous avions laissés au Canada - nous nous envolons vers la conférence New Media and Change in the Arab World, qui se tient à Amman, en Jordanie, du 27 février au 1er mars. Le président de la FIAM, Hervé Fischer, qui vient de publier son dernier livre, Le choc du numérique, à la fin 2001, présentera un discours d'ouverture aux participants venus de la plupart des pays arabes.
L'arrivée de l'Internet et de la télévision par satellite au Moyen-Orient est en train de modifier considérablement la nature des médias arabes. Des questions telles que la technologie, la censure, la législation et le droit d'auteur, ainsi que les effets politiques, culturels, sociaux et économiques des nouveaux médias seront abordés par des professionnels et des experts travaillant dans ces domaines.

La nécessité "d'établir un organisme objectif, sans but lucratif et indépendant qui répondra aux besoins des médias dans le monde arabe" sera également discutée et la FIAM profitera de l'occasion pour participer à la création d'une nouvelle association des médias arabes. Cette nouvelle association membre devrait participer activement au prochain Sommet de Montreux, en Suisse, où les problèmes du fossé numérique seront abordés. Si la plupart des pays du Moyen-Orient font des progrès rapides en matière d'Internet et de multimédia, il reste encore beaucoup de travail à faire en ce qui concerne l'accès aux nouvelles technologies de l'information. Le développement des médias en ligne sera lent si les problèmes d'accessibilité ne sont pas résolus. Pour plus d'information, visitez le www.media-arabia.org.

Par André G. Côté, Directeur général de la FIAM


FIAM News

MILIA 2002 : Bien que plus tranquille cette année, MILIA 2002 (du 4 au 8 février à Cannes) a fourni des indications intéressantes quant à l'avenir proche du développement du contenu numérique interactif. Il y avait moins de participants (600 exposants et 5 000 visiteurs), mais ceux qui étaient présents semblaient plus occupés que jamais. Les développeurs de jeux, petits et grands, étaient nombreux à présenter leurs derniers produits et matériels, Nintendo et Sony en tête, confirmant que l'arrivée des consoles de jeux comme la Cube, la PS2 et la Xbox assurerait l'essor de l'industrie des jeux vidéo. Comme en 2001, les fournisseurs et les développeurs de télévision interactive se sont également fait remarquer, plusieurs exposants tentant de convaincre le public que 2002 serait enfin l'année de la télévision interactive sans frontières... et avec contenu.

Dans l'ensemble, le MILIA 2002 semblait tourner une page sur une ère révolue dans le domaine du contenu numérique interactif, particulièrement en ce qui concerne les attentes commerciales démesurées de cet aspect de l'industrie.

Rencontre des associations de multimédia à Cannes : Le personnel de la FIAM était aussi occupé que d'habitude au MILIA. Depuis quelques années, le MILIA est devenu un lieu de rencontre pour les associations de multimédia, particulièrement européennes, qui profitent de cette occasion pour échanger tout en découvrant les nouveautés en matière de développement du contenu numérique interactif. Nous avons remarqué un nombre croissant d'associations de multimédia d'Autriche, d'Allemagne, du Royaume-Uni et de France venues au MILIA avec d'importantes délégations régionales ou nationales comprenant des représentants gouvernementaux, régionaux ou municipaux, des agences de développement économique, des banques et bien sûr des entreprises.

Cela indique clairement le type d'intégration verticale en cours à l'échelle régionale et nationale dans de nombreux pays entre des organismes des secteurs public et privé cherchant à développer une industrie du multimédia locale et régionale solide. Ce sujet intéresse grandement la FIAM et nous avons hâte d'en discuter au Sommet de Montreux.

MONTREUX 2002 : Le MILIA 2002 constituait également pour la FIAM l'occasion d'annoncer au cours d'une conférence de presse aux journalistes et aux représentants des associations de multimédia présents à Cannes le troisième Sommet mondial de l'Internet et du multimédia, qui se tiendra à Montreux, en Suisse, du 8 au 11 octobre 2002. Nous vous rappelons que le Sommet, intitulé Combler le fossé numérique : l'industrie du multimédia réagit, s'annonce comme une occasion unique de discuter et de débattre des approches concrètes utilisées pour combler le fossé numérique.

Plusieurs organismes internationaux se sont montrés très intéressés à participer aux discussions, notamment l'Union internationale des télécommunications (UIT), qui a choisi notre évènement afin de préparer celui qu'elle organise pour les Nations Unies sur la Société de l'information (Genève, décembre 2003), l'Union européenne, qui a établi plusieurs initiatives et programmes en e-politiques, et l'OCDE, qui au cours des dernières années a examiné le problème du fossé du point de vue de la réglementation, du régime de concurrence et de l'infrastructure des télécommunications.

Nous espérons profiter des expériences variées de nos associations dans différentes parties du monde relativement au problème du fossé numérique et comprendre comment elles s'efforcent de résoudre celui-ci. Trois thèmes majeurs ont été identifiés :

1 - Combler le fossé, encourager l'inclusion : Comment définir et quantifier le fossé numérique? Dans quel état se trouve l'infrastructure des télécommunications et quels sont les efforts en matière de réglementation? Les technologies de l'information, les outils et les logiciels multimédias peuvent-ils améliorer les conditions de vie des plus démunis? Comment l'Internet influe-t-il sur la façon dont les sociétés se gouvernent?
2 - Transfert des technologies et des connaissances : Quels sont les programmes et les initiatives en matière d'éducation et de formation qui permettent une plus grande coopération entre l'industrie des technologies de l'information et du multimédia et les autres acteurs concernés?
3 - Promouvoir la créativité et le contenu Internet et multimédia : Quels sont les secteurs de l'Internet et du multimédia qui fournissent des solutions concrètes et efficientes aux problèmes du fossé numérique (formation en ligne, logiciels libres, etc.)? Comment s'assurer que les ressources sont canalisées vers les objectifs mentionnés?

Pour plus d'information sur le Sommet, consultez le programme au www.fiam.org ou au www.internetworldsummit.org.

 

Associations News

L'ENTREVUE Ce mois-ci, nous lançons une série d'entrevues avec des chefs d'associations de multimédia de partout dans le monde. Le but de ces entrevues est de permettre au lecteur d'examiner de plus près les gens et les questions qui font partie intégrante de l'industrie du multimédia dans différents pays et dans différentes régions du monde.
Pour commencer, nous nous entretenons avec M. Roy Vargas, directeur général de Lidersoft, une entreprise de développement de logiciels du Costa Rica, et aussi directeur de l'association des technologies de l'information du Costa Rica, CAPROSOFT.

Q. : Comment définiriez-vous votre association?
L'association CAPROSOFT a été fondée en 1997 et regroupe les développeurs et les producteurs de logiciels du Costa Rica. Elle a été fondée par un groupe d'entreprises intéressées par la recherche, le développement et la commercialisation des logiciels en général, l'objectif principal étant notre intégration à l'industrie des technologies de l'information en général et, grâce à celles-ci, un renforcement de notre rôle par rapport aux autorités, aux médias, aux marchés étrangers, etc. L'industrie des logiciels au Costa Rica est composée de 150 entreprises, dont la moitié sont membres de CAPROSOFT.

Q. : Quels sont vos domaines d'activité?
Plus de la moitié de nos entreprises travaillent dans le domaine du développement des applications Internet, qu'il s'agisse de cybercommerce ou de multimédia pur. Vingt-cinq pour cent développent des applications reliées au secteur des télécommunications et 14 % de nos membres se spécialisent dans le domaine de l'éducation.

Q. : Quels sont, au niveau national, les domaines d'activité multimédia que votre association a identifié et sur lesquels elle travaille actuellement?
Le développement de logiciels dans les domaines de l'éducation, de la santé, du commerce électronique et de l'animation informatique.

Q. : Si votre association est en train d'établir des relations d'affaires avec d'autres associations à l'étranger, pouvez-vous expliquer pourquoi et comment?
Nous avons établi des relations d'affaires avec d'autres organismes de développeurs de logiciels, principalement en Amérique latine et en Espagne. En fait, nous considérons le marché latino-américain comme le premier marché à explorer et nous mettons au point des stratégies communes en conséquence.

Q. : Est-ce que votre gouvernement joue un rôle important dans le développement de l'industrie du multimédia dans votre pays?
Nous travaillons avec le gouvernement, mais nous explorons également des possibilités avec d'autres acteurs de l'industrie. Les élections nationales du 3 février verront l'arrivée d'une nouvelle administration et espérons-le de nouvelles stratégies en matière de développement de l'industrie. Les candidats à la présidence ont eu des discussions avec les membres du conseil de CAPROSOFT et connaissent nos propositions. Ils nous considèrent comme une association sérieuse, sans aucun parti pris politique.

Q. : Comment votre association répond-elle à cet environnement numérique si changeant?
Il existe plusieurs questions clés qui monopolisent l'attention et les efforts de CAPROSOFT et de ses membres, les développeurs de logiciels, comme entre autres la recherche d'un financement approprié et alternatif pour les entreprises de logiciels ainsi que la gestion et les normes de qualité internationales. Nous aimerions très bientôt tourner notre attention vers la question du développement du multimédia.


NOUVELLES DES ASSOCIATIONS - PAR PAYS

Belgique

Il y a deux ans, l'une des priorités de l'association de multimédia belge, Flanders Multimedia Valley (FMV), était la création d'un organisme orienté vers le développement des ressources humaines dans le domaine des technologies de l'information. En 2000, l'association a donc créé E-Lab, un projet pilote dont le mandat est d'associer les écoles professionnelles et l'industrie des technologies de l'information. Cette coopération repose sur deux éléments : l'infrastructure et le transfert des technologies. L'infrastructure d'E-Lab permet aux organismes d'éducation de créer un environnement de pointe incitant les étudiants à l'apprentissage et à la formation en milieu de travail tout en imitant autant que possible l'environnement de l'entreprise ou du lieu de travail. Le second élément d'E-Lab est le développement d'une relation mutuellement profitable entre l'entreprise et le stagiaire où l'entreprise agit comme tuteur et offre une formation pratique et des projets. Le résultat final est une situation où des projets sont entrepris et où les jeunes reçoivent une formation professionnelle intensive qui les prépare au marché du travail. Pour plus d'information, visitez le www.fmv.org.

Nouvelle-Zélande
L'association des technologies de l'information de la Nouvelle-Zélande, l'ITANZ, a publié il y a quelques semaines les résultats de la septième enquête annuelle sur l'industrie des technologies de l'information néo-zélandaise, menée par Statistics New Zealand. Certains chiffres valent la peine qu'on les mentionne, particulièrement ceux reliés aux exportations de la Nouvelle-Zélande en matière de technologies de l'information, qui montrent clairement l'attention portée par le pays au développement des marchés étrangers : la valeur des ventes à l'exportation de produits de technologies de l'information pour l'exercice 2000 a augmenté de presque 11 % (923,2 millions de dollars) comparativement à l'exercice 1999. Le matériel et les câbles de communication ont connu une augmentation de 26 %, passant de 245,7 millions de dollars pour l'exercice 1999 à 309,5 millions de dollars pour l'exercice 2000. Les exportations de services de communication pour l'exercice 2000 ont augmenté de 4,6 % (10,1 millions de dollars) comparativement à l'exercice 1999. Cependant, les exportations de matériel informatique (y compris d'équipement périphérique) ont diminué de 37 %, passant de 28,9 millions de dollars pour l'exercice 1999 à 18,2 millions de dollars pour l'exercice 2000. Enfin, les ventes de formation et d'éducation en matière de technologies de l'information aux utilisateurs finaux étaient évaluées à 94,7 millions de dollars, une augmentation de 30,2 millions de dollars (46,8 %) comparativement à l'exercice 1999. Pour plus d'information sur l'industrie des technologies de l'information néo-zélandaise, veuillez visiter le www.itanz.org.nz.

Sénégal
L'ONG française FISSA (Force d'intervention sanitaire et satellitaire auto-portée), en coopération avec plusieurs organismes du secteur public, notamment le Centre national d'études spatiales (CNES) français, l'Université de Tours (région de la Loire), le ministère de la Santé du Sénégal et l'association sénégalaise Éducation-Santé, a lancé une expérience unique dans le domaine de la télé-médecine qui utilise des satellites comme moyen de communication pour le transfert des données et des diagnostics médicaux. Le but de cette expérience est d'examiner des patients à haut risque vivant dans des régions isolées, difficiles d'accès et dépourvues de cliniques médicales ou d'hôpitaux. Les données sont transférées par satellites au moyen d'une station de télé-médecine portative vers des hôpitaux régionaux dans les villes de Tambacounda et Dakar. L'information est alors analysée par des spécialistes qui établissent un diagnostic et transmettent leurs conclusions à l'infirmière ou au technicien médical local pour traitement. L'expérience se poursuit et devrait prendre plus d'ampleur d'ici la fin de l'année avec l'installation de stations portatives supplémentaires dans de nombreuses régions isolées du Sénégal. Pour plus d'information sur cette expérience, visitez le www.cnes.fr/actualites/Les_Dossiers/telemedecine.htm.


Multimedia News

La FIAM participe aux RIMA 2002
Les Rencontres internationales du multimédia d'apprentissage (RIMA) se dérouleront à Québec du 18 au 21 mars et la FIAM participera à certains ateliers. Les RIMA constituent une occasion de débattre et de discuter du développement de l'apprentissage multimédia (apprentissage en ligne et à distance) et des produits éducatifs.
L'évènement est aussi une occasion de reconnaître l'excellence en matière de technologies multimédia éducatives à l'échelle nationale et internationale. La conférence portera sur trois thèmes majeurs :
1) la commercialisation des produits d'apprentissage en ligne
2) l'éducation et la formation de l'utilisateur
3) la question de la recherche et du développement.
Vingt-quatre ateliers examineront ces thèmes en détail. Plusieurs conférenciers internationaux d'importance ont été invités, notamment Brenda Laurel, de Purple Moon, Pierre Moeglin de la future Maison des sciences de l'homme française, le philosophe Pierre Lévy, fondateur de la Cité des sciences et de l'industrie de la Villette à Paris, et Walter Stewart, de Silicon Graphics.
Les organisateurs attendent de nombreux participants venus d'aussi loin que le Cameroun, la Finlande, l'Uruguay et la Hongrie. Si vous êtes intéressé à participer, sachez que les RIMA offrent un remboursement de 500 $CAN par participant pour les groupes de quatre personnes venus de l'extérieur de la province de Québec. Pour plus d'information, veuillez visiter le www.rima2002.org.

Naissance de la Global Digital Opportunity Initiative
La fondation Markle aux États-Unis et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) ont profité du Forum économique mondial au début du mois pour annoncer une initiative attendue appelée Global Digital Opportunity Initiative (GDOI) et destinée à combler le fossé numérique entre le Nord et le Sud. Des équipes de technologies de l'information voyageront dans certains pays en développement pour les conseiller sur la façon de mettre en œuvre des programmes et des politiques visant à accroître l'accès aux technologies numériques et leur utilisation.
Cette initiative est le fruit de l'International Partners Group, un mélange d'entreprises et d'organismes des secteurs public et privé tels que Cisco, Hewlett-Packard, Sun Microsystems, Grameen Bank, Egypt White and Case, Media Lab Asia, l'UIT, UC Berkeley (CITRIS), le Centre de recherches pour le développement international et le Harvard Centre for International Development.
Les équipes de technologies de l'information travailleront dans une douzaine de pays choisis (les trois premiers étant le Mozambique, la Tanzanie et la Bolivie) et fourniront assistance et conseils en matière de technologie et de politiques dans des domaines tels que la santé, l'éducation et le commerce électronique. Le budget initial pour la mise en œuvre de la première partie de la GDOI sera d'environ 12 millions de dollars. Pour plus d'information sur l'initiative, visitez le www.markle.org/news/_news_pressrelease_020502.stm.

Comment marier l'Internet et l'électricité
Le gouvernement français et d'autres acteurs critiquent la lenteur avec laquelle la pénétration de l'Internet et la large bande influent sur l'accès et l'usage du grand public. Afin de résoudre en partie ce problème actuel, les autorités françaises ont décidé d'essayer de résorber la " fracture numérique territoriale " en France en utilisant les 100 000 km du réseau électrique national pour fournir l'Internet haut débit aux intéressés. RTE, une ancienne division de l'entreprise d'État Électricité de France qui gère le réseau électrique national, a été choisie pour fournir ce service. RTE utilisera 2 000 km de fibres optiques déjà en place et jusqu'à 20 000 km seront installés sur les poteaux électriques existants afin de réaliser les objectifs ambitieux du gouvernement. RTE, qui affirme qu'elle fournira le service gratuitement (seule l'utilisation de ses propres ressources sera facturée aux utilisateurs), considère l'investissement comme une meilleure affaire que d'avoir à enfouir les câbles optiques. Le réseau supplémentaire devrait coûter approximativement 400 millions d'euros et fournira l'Internet à large bande dans un rayon de cinq km à toutes les villes de plus de 7 000 habitants et à la moitié de celles de 5 000 à 7 000 habitants. Cependant, le "dernier kilomètre" sera fourni par les municipalités locales, qui devront investir dans leur propre infrastructure de fibre optique.
Source : www.lemonde.fr/article/0,5987,3234--261600-,00.html.

Pénétration de l'Internet au Moyen-Orient
L'agence de recherche et de conseil d'Amman, Arab Advisors Group (AAG), a publié une étude qui confirme la hausse rapide de l'utilisation de l'Internet au Moyen-Orient. Le rapport d'AAG analyse des données en provenance de huit pays du Moyen-Orient (Égypte, Jordanie, Liban, Arabie saoudite, Syrie, Maroc, Oman et Émirats arabes unis) et indique que l'augmentation de l'utilisation dépend à la fois de la largeur de bande de l'Internet et des abonnés. D'après l'analyste d'AAG Shahin Shahin, l'augmentation de la largeur de bande totale (1,195 GBPS, soit une augmentation de 154 % entre 2000 et 2001) par rapport au nombre d'abonnés (1,08 million, soit une augmentation de 47 % entre 2001 et 2002) n'est pas uniformément répartie entre les huit pays, mais indique une tendance à la hausse. Aux Émirats arabes unis, à Oman, en Arabie saoudite et en Égypte, le rapport a plus que doublé puisque la largeur de bande a augmenté deux fois plus que le nombre d'abonnés. Pour plus d'information, veuillez visiter le www.ameinfo.com et le www.arabadvisors.com.

La musique en ligne a encore beaucoup de chemin à faire
Il faudra un certain temps avant de pouvoir télécharger de façon pratique et économique sa musique préférée au moyen des services en ligne Press Play ou Music Net, deux sites de musique B2C (entreprise à consommateur) en ligne lancés à la fin de l'année dernière par les géants du divertissement (Warner Music/BMG pour Music Net et Universal/Sony Music pour Press Play). Ce refrain était repris en chœur lors du dernier MIDEM, qui s'est tenu à Cannes du 19 au 24 janvier 2002. L'acquisition de Napster et de MP3.com pour 60 et 372 millions de dollars américains n'a pas été un très bon investissement pour BMG et Vivendi, et le revenu perdu en raison de la reproduction illicite de musiques des sites point à point comme Kazaa et Morpheus atteint plus de 5 milliards de dollars américains pour chacune des deux dernières années. La Fédération internationale de l'industrie phonographique évalue les pertes des ventes de musique à 5 % aux États-Unis, 8 % en Asie et pas moins de 20 % en Amérique latine. Seuls la France et le Royaume-Uni ont connu une augmentation des ventes de musique en magasin et sur l'Internet. Les analystes affirment que les géants passent trop de temps à essayer d'empêcher la reproduction illicite au lieu de trouver des façons innovatrices d'attirer les acheteurs en ligne vers les énormes catalogues de musique qu'ils possèdent. Pour consulter des statistiques sur l'industrie phonographique, visitez www.ifpi.org.

Internationalisation des noms de domaines
L'Union internationale des télécommunications (UIT) et l'Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI) se préparent à aborder les questions complexes reliées aux noms de domaines multilingues. En décembre 2000, elles ont organisé un symposium en coopération avec le Multilingual Internet Names Consortium (MINC) afin d'examiner minutieusement les questions légales et techniques reliées à l'extension du système des noms de domaines aux caractères alphabétiques autres que ceux de la langue anglaise.
La tendance à l'internationalisation est évidente : l'UIT et l'OMPI estiment que d'ici 2003 deux tiers des utilisateurs de l'Internet ne seront pas anglophones. Pourtant, les noms de domaines sur l'Internet utilisent pour l'instant un ensemble limité de caractères latins fréquemment utilisés en anglais. Roberto Blois, Vice-Secrétaire général de l'UIT, a récemment affirmé que " les personnes de langue maternelle arabe, chinoise, japonaise, coréenne, tamoule, thaïe et autres sont désavantagées ". Les deux organismes cherchent des solutions qui augmentent l'accès aux ressources offertes par le Web. L'ajout de nouveaux caractères au système des noms de domaines exige qu'une attention particulière soit portée à des questions telles que la protection de la propriété intellectuelle, le développement d'une infrastructure administrative appropriée pour les noms de domaines multilingues, la concurrence, l'accès aux marchés et la résolution des conflits, en plus d'autres questions culturelles et sociales. Pour plus d'information, visitez www.itu.int/newsroom/press_releases/2001/np03-fr.html.


Ce bulletin de nouvelles © 2001-2002 FIAM (Fédération Internationale des Associations de Multimédia)
380 St-Antoine Ouest, bureau 3200 - Montréal (QC) Canada H2Y 3X7
514-289-9966 / 514-987-1567 (télécopie)
Courriel : info@fiam.org - Visitez www.fiam.org

Haut de la page